Les bienfaits de l’hypnose

Les principes de l’hypnose Ericksonienne

L’hypnose Ericksonienne est une forme de thérapie qui intervient comme un outil au sein même d’une psychothérapie. Développée par Milton Erickson, psychiatre et psychologue américain, en 1980, son but est de faciliter cette dernière en permettant au conscient et à l’inconscient- stimulé grâce à l’hypnose – de coopérer afin de trouver les solutions qui pourront résoudre ce qui pose problème.
Cet outil thérapeutique est basé sur le postulat que l’individu possède en lui les ressources nécessaires pour faire face à toutes les situations. Ainsi, cette méthode sollicite la participation active du patient.

Quelles en sont les indications ?

L’hypnose Ericksonienne est essentiellement préconisée pour des personnes ayant des  troubles obsessionnels, des problèmes de  dépendance (pour arrêter de fumer notamment) ainsi que  d’angoisse. Elle est par exemple efficace pour dépasser la peur d’un examen. 


Hypnose médicale : quelles indications ?

  • Anesthésies loco-régionales

 » Lorsqu’une anesthésie locale est nécessaire (en cas de suture, de fibroscopie ou de coloscopie par exemple), on utilisera l’hypnose en complément, sous la forme d’un détournement d’attention. Cela permet à la fois de réduire la dose de médicament nécessaire, mais aussi la durée de l’intervention et la durée d’hospitalisation du patient. « 

En 2011, un tiers des thyroïdectomies et un quart des chirurgies du cancer du sein réalisées aux Cliniques universitaires Saint-Luc (en Belgique) étaient faites sous anesthésie locale et sous hypnose. Résultat : des temps de rétablissement plus courts et un usage moins important des opioïdes.  » Il s’agit d’amener l’attention des patients à se focaliser sur un point particulier (un souvenir heureux ou un élément visuel, par exemple). « 

  • Accouchements

 » De nombreuses sages-femmes sont formées à l’hypnose, affirme le Dr. Benhaiem. L’hypnose médicale permet de soulager et de réduire les douleurs des contractions sans recourir aux médicaments, d’apaiser les peurs et les angoisses de la future maman et même, parfois, d’éviter un recours à la péridurale. « 

En 2016, une vaste étude s’est intéressée à l’apport de l’hypnose en salle d’accouchement : les chercheurs (qui ont passé en revue les résultats de 9 études antérieures portant sur un total de 2954 femmes) en ont conclu que l’hypnose permettait surtout de réduire l’usage des médicaments anti-douleur pendant le travail.

  • Addictions et phobies

 » C’est l’indication principale pour l’hypnose médicale : au lieu de détourner l’attention du patient, on va plutôt l’éveiller aux sources de son addiction ou de sa phobie pour l’aider à la surmonter, explique le Dr. Benhaiem. Il s’agit de défaire les liens physiques et psychologiques que le patient entretient avec l’objet de sa phobie ou de son addiction. « 

En 2007, une étude américaine montrait que 6 mois après une séance d’hypnose, 50 % des ex-fumeurs n’avaient pas retouché à une cigarette, contre  » seulement  » 17 % des ex-fumeurs ayant opté pour la solution des substituts nicotiniques.

  • Syndrome de l’intestin irritable

En 2012, une étude de la Sahlgrenska Academy (en Suède) a montré l’impact positif de l’hypnose médicale en cas de syndrome de l’intestin irritable : à raison d’une heure d’hypnose par semaine pendant 1 an, 40 % des 138 patients volontaires ont rapporté une amélioration de leurs symptômes (douleurs abdominales, ballonnements, inconfort…). Parmi eux, 85 % ressentaient encore les bienfaits de l’hypnose 7 ans plus tard.

 » De nombreux médecins urgentistes se forment à l’hypnose médicale, affirme le Dr. Benhaiem. En effet, cette discipline permet de calmer une attaque de panique sans médicaments, de combattre la peur des piqûres, d’apaiser un patient avant un examen médical impressionnant (un scanner, par exemple)… L’hypnose est tout-terrain ! «